LaRude
PASSAGER CLANDESTIN #2 :
un cri doux-amer contre les tabous du VIH
Depuis quelques jours, Passager clandestin #2 tourne en boucle dans mes écouteurs, et je t’avoue : ce morceau m’a secoué.
Parce que ce n’est pas qu’une chanson. C’est un témoignage, une vérité.
Pourquoi ce titre est important
LaRude, c’est un artiste ouvert, sincère, engagé. Il n’a pas cherché à faire un hit facile. Il a choisi de raconter sa vie, son vécu.
En 2018, il apprend qu’il est séropositif. Au début, il ne savait rien du VIH : ni des traitements, ni des réalités modernes, ni du concept “indétectable = intransmissible”.
Quand j’ai su ça, j’ai pensé : ça aurait pu être moi. Ou toi. Ou un·e proche. Et ça m’a fait réaliser à quel point l’ignorance, la peur, les tabous…tout ça existe encore de nos jours.
Ce morceau, c’est un choix conscient de vérité. LaRude dit ce qu’on tait souvent. Il choisit de briser le silence. Parce qu’il croit (et je crois avec lui) que tout le monde mérite de vivre, pleinement avec dignité, espoir, et information
Un son, une voix, un style qui parlent
Musicalement, LaRude ne rentre dans aucune case. Il mélange la pop, le rap, la poésie. Il tisse des ambiances fragiles, sensibles, sincères. Parfois douces, parfois brutes. Mais toujours vraies. Dans Passager clandestin #2, cette mixture sert le récit.
Quand je l’écoute, j’ai l’impression qu’il me parle. À moi. À toi. Que ce morceau est un espace de confiance, d’intimité : comme si on discutait autour d’un café, sans jugements, juste la réalité.
Derrière les paroles : un message fort
Ce qui rend ce titre essentiel, c’est le message qu’il porte : le VIH, ce n’est plus la fatalité d’il y a des décennies. Avec les traitements actuels, une personne sous traitement et avec une charge virale indétectable ne transmet plus le virus.
Ça change tout. Ça rend les peurs obsolètes. Ça offre des vies normales, des projets, des amours, des futurs. Et surtout, ça demande qu’on voit les gens pour ce qu’ils sont : des êtres humains, pas des stigmates.
Ce morceau, c’est une prise de parole intime, mais c’est aussi un acte militant. Un coup porté aux préjugés, au silence, à l’ignorance.
Ce que Passager clandestin #2 m’a fait ressentir
Quand j’appuie sur play, ce n’est pas juste un son. C’est un frisson, un souvenir (vers mes ami·es), une douleur, mais une douleur humaine, sincère. Une douleur qui porte l’espoir.
Je me dis : qu’est-ce que ça fait, pour toi ? Pour moi ? Pour toutes les personnes qui pensent encore que le VIH, c’est une condamnation ?
Je pense que ce morceau est là pour ça : déranger ouvrir les yeux, ouvrir les cœurs. Faire se rencontrer réel, espoir, humanité.
Pourquoi ce morceau est vital aujourd’hui
- Parce qu’il rappelle qu’être séropositif·ve n’est pas une honte, mais une réalité qu’on peut vivre, assumer, dépasser.
- Parce qu’il met en lumière une vérité médicale : le virus peut être contrôlé, la transmission annulée, et la vie peut reprendre.
- Parce que les stigmates persistent encore et qu’il faut des voix comme celle de LaRude pour les briser.
- Parce que c’est un appel à l’empathie, à l’information, à la solidarité.

