PAS LE TEMPS :
le retour électrique et frontal de
Bandit Bandit

Je l’attendais avec impatience, et autant te dire que dès les premières secondes, Bandit Bandit m’a attrapé par le col. Avec « Pas le temps », le duo signe un retour ultra percutant, deux ans après 11:11 (déjà dans mes coups de cœur), et pose une première pierre brûlante à son prochain album « Cavalcades – Ce que la nuit ne dit pas », attendu en 2026 .

Dès l’intro, cette ligne de basse signature installe une tension immédiate. La batterie claque, la guitare gronde, le flow est nerveux. Sous cette déflagration rock, je retrouve cette pulsation eighties élégante et venimeuse façon Étienne Daho, qui donne au morceau un parfum aussi sensuel que tranchant.

Et puis il y a cette phrase qui frappe en plein cœur :

« Je n’ai pas besoin d’un homme, je n’ai besoin de rien »
Un uppercut féministe, frontal, libérateur.

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BANDIT BANDIT - Pas le temps / Photo : Margot Berard

Un single de combat entre désir et brûlure

Avec « Pas le temps », Bandit Bandit joue une nouvelle fois sur ce fil tendu entre caresse et morsure, entre désir et défi. Le morceau avance vite, presque dans l’urgence, comme une relation qu’on décide enfin de laisser mourir. Impossible pour moi de ne pas penser à Idles pour l’intensité brute, avec ce petit supplément d’âme pop et élégante qui fait toute la singularité du duo.

La production est plus aérée, plus directe, et l’écriture encore plus intime et politique. On sent clairement que Maëva Nicolas et Hugo Herleman ont franchi un cap, autant musicalement qu’humainement. Le solo de guitare vient salir le morceau juste ce qu’il faut, avec une énergie presque toxique, volontairement inconfortable .

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Photo: Margot Berard
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Photo: Margot Berard

Bandit Bandit, une histoire brûlante devenue force créative

Pour rappel, Bandit Bandit, c’est la rencontre incandescente entre Maëva Nicolas et Hugo Herleman. Une histoire d’amour devenue aventure artistique, nourrie d’excès, de ruptures, de retrouvailles, et surtout d’un amour commun pour un rock contrasté, entre stoner et chanson française.

Après deux EP remarqués et un premier album (11:11) qui leur a ouvert les portes des radios et des festivals, le duo se reforme aujourd’hui sur d’autres bases, plus apaisées mais tout aussi intenses. Leur nouvel album s’annonce comme un véritable disque-bilan, traversé par les éclats de la vingtaine, les chutes, les renaissances, et cette quête essentielle d’identité artistique et personnelle .

« Cavalcades – Ce que la nuit ne dit pas » : rendez-vous en 2026

« Pas le temps » n’est que la première étincelle de l’album « Cavalcades – Ce que la nuit ne dit pas », dont la sortie est annoncée pour 2026. Un disque présenté comme plus frontal, plus accrocheur et d’une grande maîtrise. Ici, Bandit Bandit assume pleinement ses contrastes, ses zones d’ombre comme ses fulgurances lumineuses.

Je te le dis sans détour : si ce premier extrait donne le ton, on peut s’attendre à un album puissant, viscéral, et profondément nécessaire.

En résumé :

Avec « Pas le temps », Bandit Bandit signe un retour fort, tendu, élégant et politique. Un morceau qui cogne là où ça fait mal, qui libère autant qu’il provoque, et qui annonce un album que je vais suivre de très près chez Inkluzik.
Si tu aimes le rock viscéral, les textes qui ne trichent pas et les émotions à vif, ce single est clairement pour toi.

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Photo: Margot Berard

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