« GILDAA » :
le premier album mystique et intense de Gildaa
Avec « GILDAA », Gildaa, chanteuse franco-brésilienne, nous offre un premier album à la fois touchant et difficile à cerner. 12 chansons bilingues, entre latin jazz et RnB, créées dans un esprit à la fois absurde et mystique. Un disque qui évoque la transe, les souvenirs qui s’effacent et la douleur transformée.
C’est un album qui regarde sept générations de femmes en face… sans jamais s’y noyer.
On l’écoute comme un rituel personnel où les souvenirs, le corps et la spiritualité se parlent. Un disque qui mélange les limites entre les univers… et qui confirme le talent d’une artiste déjà remarquée sur Inkluzik.
Gildaa, une artiste entre mémoire et métamorphose
Entre la France et le Brésil, dans l’esprit de Camille Constantin Da Silva (artiste franco-brésilienne), est née Gildaa. Cette poétesse satirique prend vie quand on la regarde. Elle jongle avec le français et le portugais, pense à l’envers, et mélange les mots avec un humour absurde et un côté mystérieux.
Son double, née à la fin du 18ème siècle, mais toujours jeune, est un mélange de clown et de tragédienne. Un cocktail étonnant : un peu de France, d’Angleterre, du Bénin, de l’Angola, une touche d’Amérindien et beaucoup de mystère.
Avant tout, Gildaa est une artiste de scène. Elle se sent vraiment elle-même sur scène, là où les vivants et les morts se croisent, où l’amour, l’argent, le désir et la joie se mélangent.
Repérée sur Inkluzik, elle sort enfin son premier album, GILDAA, le 6 mars 2026, distribué par Grand Musique Management.
Un album comme une cérémonie musicale
L’album GILDAA, c’est comme un voyage initiatique. Chaque chanson est une étape qui aide l’artiste à retrouver son histoire, sa famille et ses sentiments.
La voix de Gildaa nous guide dans son monde intérieur. Elle suit le rythme, monte jusqu’à la transe et invente un endroit sonore où le personnel et le commun se rencontrent.
Ce n’est pas juste de la musique, c’est presque de l’art. Une cérémonie où la musique parle aux vivants et aux morts.
La façon de faire de Gildaa est complète :
- Violon, machine à écrire, plusieurs voix : chaque instrument est un chemin vers ses ancêtres.
- Elle chante en français et en portugais : la langue est un lieu de passages.
- Sur scène, c’est comme un rituel : le concert est un endroit où on peut sentir ce qu’on ne voit pas.
Le résultat est riche, naturel et très humain. On ressent la transe, le silence et les souvenirs qui s’accumulent.
Des morceaux entre transe, poésie et héritage
Certaines chansons du projet montrent bien ce côté spirituel et perso.
- Mainha, un regard sur le passé
Ce morceau démarre l’album et parle des origines de la chanteuse. Avec ses sons afro-brésiliens et son ambiance envoûtante, on comprend tout de suite : la musique est là pour faire revivre les ancêtres.
- Perséphone, entre mythe et nouveau départ
Avec Perséphone, Gildaa prend comme modèle la reine des enfers et déesse du printemps. La chanson parle des moments où l’on disparaît et où l’on renaît, tout en mélangeant théâtre et jolis visuels dans son monde artistique.
- Pensées Diluviennes, un regard honnête à l’intérieur
Ce morceau parle des émotions fortes et des moments difficiles. Gildaa transforme ses questions en art, en jouant avec la frontière entre faiblesse et force.
- Alma Gemea, à la recherche de soi
Dans cette chanson, la chanteuse parle des personnes qui se ressemblent et des liens cachés entre les générations. C’est un moment à part qui montre le côté mystique de l’album.
Une esthétique visuelle aussi troublante que le son
Le rouge est partout dans l’univers visuel de Gildaa. Il représente le sang, les roses, la souffrance et l’hémoglobine qui coule des épines. C’est vraiment sa couleur distinctive. Son chapeau mystérieux, sa robe blanche qui évoque la pureté, le noir qui souligne son regard… tous ces détails visuels complètent parfaitement sa musique.
Les visuels, les clips, sa présence sur scène, tout ça forme un ensemble logique et captivant. La beauté et la douleur sont liées et la sensualité vient de ce contraste.
Son album pose les bases de son univers, mais c’est sur scène que son personnage prend vraiment vie.
Sur scène, Gildaa joue du violon et d’une machine à écrire. Ses concerts sont comme des cérémonies qui la lient à ses racines. Ce n’est pas juste un spectacle, c’est une sorte d’appel.
Elle est à la fois clown et figure tragique, transformant ses concerts en moments collectifs où la musique, le théâtre et le rituel se rejoignent.
Le public est primordial, il donne vie au personnage et participe à cette mémoire commune que Gildaa fait ressortir dans ses chansons.
Un premier album qui affirme une signature artistique forte
Avec GILDAA, Gildaa propose bien plus qu’un premier album : un manifeste artistique.
Ce premier album est une constellation. Et Camille Constantin Da Silva en est le centre de gravité, invisible et magnétique.Entre héritage afro-brésilien, poésie satirique et exploration émotionnelle, la chanteuse crée un espace musical libre où les identités se multiplient et où la mémoire devient matière sonore.
Un projet audacieux, profondément habité, qui confirme l’émergence d’une artiste impossible à comparer… et qui mérite clairement une place dans ta prochaine écoute.
📌 A Retenir
- « GILDAA » est le 1er album éponyme de Gildaa
- bilingue franco-brésilienne, latin jazz, RnB, mystique
- Sorti le 6 mars 2026
- Un voyage à rebours à travers 7 générations de femmes
- À écouter comme on entre dans un rituel
- En concert à Paris, La Cigale, le 28 mai 2026
Merci à TomBoy Lab

